Montereau-sur-le-Jard
Aubigny

Mieux Vivre l’Environnement

 

Le paillage

paillageLe paillage est un procédé simple qui consiste à recouvrir le sol avec des matériaux d’origine végétale ou minérale, afin de limiter l’évaporation et la pousse des mauvaises herbes. Les techniques varient, mais l’intérêt est certain. 

 

 

Pourquoi couvrir le sol ?

A l’état naturel, le sol est recouvert de quantité de débris (écorces, feuilles, résidus séchés de toute sorte) qui :

• protègent la terre de l’érosion due à la pluie et du dessèchement du soleil et du vent
• limitent les variations de température et d’humidité
• apportent des éléments nutritifs au sol en favorisant ainsi la vie souterraine

Quand pailler ?

Si votre jardin est vraiment envahi par les mauvaises herbes, intervenez plus tôt, en février par exemple, quand elles sont encore insignifiantes. Cette installation hâtive est intéressante aussi car plus aisée (les plantes de l’année n’étant pas encore en place).La période idéale pour réaliser un paillage d’été est fin avril, début mai. Attendez que le sol soit réchauffé; désherbez et Recouvrez quand il est humide.

Enfin, mieux vaut tard que jamais… Si vous plantez des arbustes en containers, ou réalisez un massif en début d’été, paillez quand même : Le bénéfice sera réel vis à vis des arrosages.

Les produits pour pailler :

A l’origine, les paillis végétaux étaient réalisés avec… de la paille ! Hachée finement, elle servait traditionnellement à protéger les cultures de fraises.

Aujourd’hui, vous avez le choix par exemple entre :

• Déchets de jardin : résidu de tonte de gazon, déchets de culture divers, compost peu décomposé (attention à ne pas brûler les cultures)
• Déchets des arbres : tapis de feuilles, écorces de bois
• Matériel végétal à acheter dans le commerce : paille de lin, cabosse de cacao…
• Matériel minéral : galets, gravier, sable…
• Matières artificielles : plastique horticole noir, feutres en fibres végétales tissées.

A notre avis, le paillis végétal est le plus intéressant, puisqu’il apporte des nutriments au sols, et qu’il favorise également le développement des micro-organismes.

 


 

Les désherbeurs thermiques

Fonctionnement du désherbeur thermique :

illustration_gazonIl s’agit en fait de promener une flamme sur des plantes dont on veut se débarrasser. L’idée n’est pas de brûler les mauvaises herbes mais de provoquer un choc thermique qui va détruire les feuilles visibles et soit faire mourir soit affaiblir la plante qui sera obligée de puiser dans ses réserves pour « envoyer » de nouvelles feuilles. Au bout de quelques passages, même les vivaces les plus coriaces (pissenlit, plantain, lierre)  finissent par rendre l’âme.
La structure du sol n’est pas impactée par l’usage du désherbeur, le temps de chauffe du sol (environ une seconde) est trop bref pour que cette chaleur pénètre dans le sol. L’essentiel des micro-organismes sont eux aussi préservés (ceux qui vivent dans le sol en tout cas).

Dans quels cas employer un désherbeur thermique ?

Le désherbeur thermique est bien utile pour désherber des surfaces gravillonnées, pavées ou bitumées (trottoirs, allées). Il peut être aussi assez intéressant dans le cas de « faux semis » lorsque l’on installe une pelouse. Pour ces « faux semis » on peut même espérer que la flamme « grille » aussi des graines qui n’auraient pas encore germées.
Évidement, en cas de grande sécheresse l’utilisation de ce type d’équipement peut provoquer des départs d’incendie. Éventuellement, faire précéder l’utilisation du désherbeur thermique d’un bon arrosage des zones à traiter.

Un procédé écologique ?

Les désherbeurs thermiques sont des désherbeurs écologiques. Cet énoncé est discutable dans la mesure ou l’utilisation de gaz fossile, la production de CO2 et la destruction de plantes ne sont pas vraiment écologique mais c’est néanmoins un procédé de désherbage accepté par les normes de l’agriculture biologique. C’est en tout cas une méthode de désherbage moins contestable que l’utilisation du glyphosate et autres désherbants chimiques plus ou moins sélectifs.